Vin rouge chilien – Colchagua Valley - Viña Los...
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Large as continental Europe, Argentina has become a global winemaking powerhouse since the 2000s, boasting magnificent wine regions such as La Rioja, San Juan, Mendoza, and Uco Valley. The country has no fewer than 107 GIs (Geographical Indications) and 2 DOCs (Luján de Cuyo and San Rafael), and a wealth of high-altitude wines offering superb value . In short, discover the delightful selection of Argentinian wines from your Belgian online wine merchant, Wines of Earth. Secure payment and shipping in reinforced packaging .
Le vin en Bolivie a une longue histoire qui commence avec la colonisation espagnole au 16e siècle. Comme ailleurs en Amérique latine, les premiers pieds de vigne sont plantés par des missionnaires pour produire du vin de messe. Les vallées de Mizque, Luribay, Cotagaita et Turuchipa voient alors apparaître les premières vignes.
Très vite, les religieux remarquent que l’altitude et le climat particulier de certaines régions influencent la qualité du vin. À Potosí, où les vignes poussent entre 1 600 et 2 800 mètres, on produit une eau-de-vie qui deviendra plus tard le Singani (40° vol), aujourd’hui boisson nationale bolivienne avec son appellation d’origine contrôlée.
Les raisins utilisés sont alors principalement le Negra Criolla (aussi appelé Pais, Mission ou Listán Prieto ailleurs en Amérique du Sud) et le Muscat d’Alexandrie, qui est encore aujourd’hui le cépage de référence, notamment pour fabriquer le Singani.
La culture de la vigne s’étend progressivement vers Tarija, qui devient au fil des siècles la principale région viticole du pays. On trouve des traces de vignes dans cette région dès 1606. Pendant longtemps, la production reste artisanale, avec des méthodes traditionnelles et peu de moyens techniques. Il faut attendre les années 1960 pour voir apparaître une vraie industrie du vin en Bolivie, avec l’introduction de techniques modernes de vinification.
Dans les années 1990, l’amélioration des sols et l’arrivée de nouveaux cépages permettent une montée en qualité. Désormais, certains vins boliviens s’exportent et se retrouvent sur les tables d’Europe, du Japon et d’Amérique du Nord. Le premier à franchir les frontières est Campos de Solana en 1998. Depuis, la Bolivie ne cherche plus à produire en masse, mais à proposer des vins qui reflètent son terroir et son savoir-faire.
Moins connue que ses voisins, le Chili et l’Argentine, la Bolivie a une particularité : celle de posséder les vignobles les plus hauts du monde. La majorité des vignes (99 %) sont plantées entre 1 600 et 3 000 mètres d’altitude, principalement dans la région de Tarija, qui regroupe plus de 83 % de la production nationale.
Ainsi, ce vignoble d’altitude est marqué par un climat particulier, entre tempéré et semi-aride. Les journées sont chaudes, les nuits fraîches, et l’ensoleillement intense. Ces conditions influencent directement la qualité du raisin. L’exposition aux rayons ultraviolets est plus forte, ce qui favorise une concentration en sucres et en polyphénols, ainsi qu’un épaississement de la peau des baies. Résultat : les vins sont plus riches en arômes, avec une belle structure et une forte capacité de vieillissement.
L’altitude joue aussi sur l’équilibre des cuvées que l’on nomme ici les « vins d’altitude ». La grande amplitude thermique entre le jour et la nuit permet de préserver une acidité naturelle, essentielle pour la fraîcheur et la finesse des vins boliviens. Certains œnologues estiment même que ces conditions accélèrent le processus de maturation et de photosynthèse, avec une incidence sur certaines molécules comme le polyphénol, les flavonoïdes, le resveratrol ou encore les anthocyanines. Ce qui donne à ces vins d’altitude une complexité qu’un vin de plaine mettrait beaucoup plus de temps à acquérir.
Le vignoble de Bolivie compte environ 4 900 hectares d’après l’Observatoire Vitivinicole de Bolivie, un chiffre ayant doublé depuis les années 2000. Cette surface n’est pas uniquement dédiée au raisin de cuve, mais près de 400 caves et 4000 familles boliviennes contribuent à produire au total un peu plus de 8 millions de litres de vin par an.
Côté types de vin, la Bolivie produit :
Le vignoble de Bolivie est réparti en 3 grandes zones :
Située au sud de la Bolivie, à la frontière avec l’Argentine, la vallée de Tarija est le cœur battant du vin bolivien. Oasis viticole perchée entre 1 600 et 2 150 mètres d’altitude, elle abrite un peu plus de 80 % des vignobles du pays. Elle comprend plusieurs sous-régions dont la vallée de la Concepción et Santa Ana.
On y fait pousser de la vigne depuis 1584 ! C’est aussi le berceau du Singani, l’eau-de-vie nationale. Le cépage Muscat d’Alexandrie y est roi : environ 70% de l’encépagement de la région.
Aujourd’hui, Tarija est le siège de CENAVIT, le centre national de recherche en viticulture et œnologie, et de l’Université de Tarija, qui collabore avec l’Argentine pour affiner la maîtrise des vins d’altitude.
Ici, la vigne pousse sous un soleil éclatant, caressée par une brise fraîche qui équilibre la maturation des raisins et intensifie leurs arômes. Dans cette région où les précipitations sont faibles, l’eau est essentielle. Les vignerons utilisent un système d’irrigation maîtrisé, captant l’eau des rivières voisines pour assurer un apport hydrique régulier à la vigne sans excès.
La signature des vins de Tarija, c’est cette concentration aromatique exceptionnelle, une acidité naturelle rafraîchissante et une maturité précoce, qui permettent d’obtenir des rouges structurés et profonds, ainsi que des blancs éclatants de fraîcheur.
Parmi les meilleures bodegas de Tarija, on trouve :
Perchée en 2 310 et 2 450 mètres d’altitude, la vallée de Cinti se situe légèrement au nord-ouest de celle de Tarija, sur la route qui mène entre cette dernière et les villes de Potosi et de Sucre. Elle constitue la pointe sud-ouest du département de Chuquisaca. Il s’agit de l’un des plus anciens terroirs viticoles de Bolivie. Son développement fut notamment lié à celui des mines d’argent de Potosí. On peut la séparer en deux sous-régions :
Contrairement à la vallée de Tarija, moderne et tournée vers l’exportation, Cinti est le refuge des vignerons artisans. Ici, les vignobles sont petits, familiaux, et les pratiques encore empreintes des gestes d’antan : vinifications naturelles, usage exclusif de levures indigènes, élevage en fûts récupérés. En 2018, la région a d’ailleurs obtenu la première Indication Géographique Protégée (IGP) de Bolivie.
Mais ce qui rend cette vallée vraiment unique, c’est son mode de culture atypique. Les vignes ne sont pas toujours palissées sur des fils, mais grimpent aux arbres, en particulier le molle et le chañar, qui les protègent du soleil, du vent et de la sécheresse. Ce système fut introduit par les missionnaires espagnols, et est toujours partiellement utilisé aujourd’hui.
Dans ce canyon long de 80 km traversé par le Rio Grande et le Rio Chica, les vignes sont protégées des vents violents par la chaîne du Cerro Cuchilluni. Le climat est sec et ensoleillé, avec des nuits fraîches qui ralentissent la maturation des raisins et permettent de préserver une belle fraîcheur. Du côté des sols, on trouve à l’ouest des terres riches en fer, donnant des vins intenses, colorés et épicés. À l’est les sols sont davantage calcaires et argileux, produisant des vins plus fins et élégants.
Parmi les meilleures bodegas de Cinti, on trouve :
Située au centre-est de la Bolivie, la région viticole de Santa Cruz et sa sous-région de Samaipata (à mi-chemin entre la ville de Santa Cruz et la ville de Sucre) offrent un nouveau visage du vin bolivien. Encore jeune dans l’histoire viticole du pays, cette région très agricole est en pleine émergence côté viticulture. D’autres sous-régions notoires sont celles de Valle Grande, Saipina, Comarapa et Mairana.
Avec ses vignobles situés entre 1 600 et 2 600 mètres d’altitude, Santa Cruz bénéficie d’un climat exceptionnellement modéré pour une région aussi proche de l’équateur (18°S de latitude). Grâce aux vents du sud, appelés Surazos, qui soufflent sur ses vallées, les températures restent douces et permettent aux raisins de conserver une belle acidité et un profil aromatique marqué.
Les vins produits ici sont vifs, élégants et expressifs. Les rouges, à base de Syrah, Tannat et Cabernet Sauvignon, offrent une palette surprenante entre fruit mûr et fraîcheur florale, tandis que les blancs issus de Torrontés et Pedro Giménez se distinguent par leur fragrance intense et leur minéralité. Ici, les sols sont variés et riches, parfois composés de schiste et de grès (minéralité et structure), parfois de calcaire et d’argile (expression aromatique et équilibre).
Parmi les meilleures bodegas de la région de Santa Cruz, on trouve :
Le paysage viticole bolivien comprend un nombre importants de cépages, principalement des variétés internationales, ainsi que quelques variétés anciennes comme :
Je suis loin d’avoir découvert tous les vins et tous les domaines viticoles boliviens. Mais je suis déjà très agréablement surpris par le niveau général en constante augmentation des produits, tant en rouge qu’en blanc ou en rosé. J’ai principalement eu l’occasion de goûter de jolis vins rouges boliviens, essentiellement de cépages, et notamment de la célèbre Tarija Valley.
Je vous propose d’ailleurs quelques cuvées à découvrir dans ma cave en ligne, dont celle de la bodega Campos de Solana, de la bodega Cañon Escondido et de la bodega La Concepción.
Vous trouverez tous les détails (sol, cépage, millésime, vinification…) sur mes vins de Bolivie dans leurs fiches techniques. N’hésitez pas à me demander davantage de conseil directement grâce à l’onglet Messenger en bas à droite de votre écran. Livraison des bouteilles de vins du monde en caisses renforcées pour une sécurité optimale.
Il aura fallu attendre 1990, lorsque le gouvernement ouvrit le marché d'importation aux vins étrangers, pour que la population locale se rende compte de la grande différence de qualité entre leurs produits et ceux de la concurrence. À ce moment là, les vignobles ont investi massivement dans des équipements à la pointe de la technologie. Les exploitations viticoles ont aussi demandé l'aide des plus grands œnologues internationaux.
Le Brésil se situant à proximité immédiate de l'Équateur, il y fait trop chaud et trop humide dans la majeure partie du pays pour l'exploitation de la vigne. C'est pour cela que la production de vin brésilien n'est concentrée qu'au sud du pays, dans l'état du Rio Grande do Sul, aux alentours du 29e parallèle. Cet état partage ses frontières avec l'Argentine et l'Uruguay. Quelques régions viticoles brésiliennes à fort potentiel :
La vigne serait arrivée au Chili dans les bagages des conquistadors espagnols autour de 1541. L’Acta de Fundación del Vino Chileno fait mention de Rodrigo de Araya comme premier viticulteur du pays. Et les premières vignes auraient été plantées dans la cité de La Serena (Región de Coquimbo) autour de 1547. Dès lors, les vignes suivent les installations espagnoles, vers la vallée d’Elqui, puis vers celle de Limarí, puis les alentours de Santiago (Región del Valle Central).
Avec un climat méditerranéen et la canalisation des eaux des Andes, la viticulture se développe facilement. On y cultive d’abord le cépage País (Mission) ainsi que des muscats, pour produire des vins de messe et distiller de l’aguardiente (eau ardente ou eau-de-vie). Les haciendas se structurent autour de petites bodegas et de lagares rudimentaires : sans surprise dans cet univers colonial, on exploite les populations indigènes et bientôt les esclaves africains pour le travail manuel. Et très vite, la colonie passe de l’autoconsommation à l’exportation vers les colonies voisines.
Au 17ᵉ siècle, la viticulture chilienne prend de l’ampleur. Les grandes familles propriétaires comme les Galleguillos possèdent des vignobles de plusieurs milliers de ceps, avec des bodegas équipées de lagares, d’alambiques et de jarres pour stocker le vin et l’aguardiente.
Les Jésuites et les Franciscains jouent un rôle très important dans cette période (années 1670). L’essor du commerce est encouragé par des figures comme le marquis Pedro Cortés Monroy, qui organise l’exportation de bouteilles de vin et d’aguardiente vers le Pérou, l’Alto Perú (Bolivie) et les centres miniers de Potosí et Cochabamba.
La couronne espagnole, alors en plein Siècle d’Or, ne tarde pas à imposer des restrictions : Felipe II interdit les nouvelles plantations pour protéger les vins espagnols. L’interdiction sera levée en 1678, ce qui profitera aux zones de Limarí et de la vallée de l’Elqui.
Au 18ᵉ siècle, les ordres religieux – en particulier les Jésuites – structurent largement la production : leurs haciendas dans les vallées de Limarí et d’Elqui disposent de milliers d’hectares et produisent des vins, des eaux-de-vie et divers produits agricoles destinés à l’exportation vers Lima, Callao, Guayaquil ou encore Buenos Aires. L’usage de variétés comme le moscatel, l’albilla et le torrontés, se diffusent jusqu’en Argentine, ce qui mène au développement du vignoble de Cuyo.
Dans la vallée du Huasco, le propriétaire don Gerónimo Ramos de Torres introduit au milieu du siècle la méthode de l’asoleo – séchage des raisins au soleil – héritée des Espagnols. Cette technique permet de produire des vins généreux, proches des Marsala, Jerez, Oporto, Madeira, ou encore Banyuls. Ces liquoreux, appelés pajaretes, deviendront une signature du nord du Chili.
Ce succès viticole inquiète la métropole : au début du 19ᵉ siècle, l’administration espagnole renouvelle les interdictions de planter afin d’éviter une concurrence directe avec l’Espagne. Mais ces restrictions n’empêchent pas les producteurs chiliens de s’étendre dans les vallées du Nord Chico et de la zone centrale.
En ce début de 19ᵉ siècle (1810), le Chili devient également indépendant. Les vins du Nord Chico et du sud de la Concepción ont une excellente réputation, probablement dû à leurs faibles rendements.
Le scientifique français Claudio Gay, invité par le jeune État, observe attentivement les différences de productivité entre les régions, et notamment ce que l’on peut obtenir avec les raisins de 6 pieds de vignes :
La conclusion est que si l’irrigation augmente les rendements, la qualité s’en ressent fortement, et les meilleurs vins proviennent alors du sud.
L’année 1850 marque l’entrée de la viticulture chilienne dans l’ère scientifique. Claudio Gay fonde la Quinta Normal de Agricultura à Santiago, une station expérimentale où plus de 40 000 ceps européens issus de 70 cépages différents sont plantés et étudiés.
Silvestre Ochagavía, diplomate considéré comme le père des viñas modernes, remplace dès 1851 le cépage traditionnel País par des variétés venues de France comme le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Malbec (Cot), le Sauvignon Blanc, le Riesling ou encore le Sémillon.
Suivant son exemple, de grandes familles chiliennes fondent leurs propres viñas : Errázuriz, Cousiño, Urmeneta, Concha y Toro, Fernández Concha, Correa Albano… Ces pionniers bâtissent les bases d’un vignoble de qualité, à l’image des vins bordelais.
En 1879, Alberto Valdivieso introduit au Chili la méthode champenoise, en important depuis la Champagne le Chardonnay et le Pinot Noir, ainsi que le matériel nécessaire à la production de mousseux.
Alors que l’Europe vit une véritable catastrophe avec la propagation du phylloxera à partir de 1863, le vignoble reste miraculeusement indemne. Toutefois, les exportations restent limitées, concentrées vers les États-Unis, sans parvenir à conquérir durablement les marchés européens.
En 1902, de lourdes taxes frappent la production. Puis la prohibition aux États-Unis prive le Chili de son principal débouché extérieur. À partir de 1938, et jusqu’en 1974, les autorités interdisent la plantation de nouveaux cépages et limitent l’importation de matériel moderne. Ce blocage freine l’évolution technique. Dans les caves, on continue à utiliser le bois local de raulí pour les barriques, un matériau correct, mais qui ne possède pas les qualités œnologiques du chêne.
Sur le marché intérieur, le cépage País domine toujours. Il sert à produire du rouge rustique comme le pipeño ou la chicha, très populaires dans la consommation quotidienne. L’exportation reste marginale, compliquée par les tensions commerciales avec l’Argentine, malgré l’ouverture du chemin de fer transandin en 1909. Bref, c’est une longue période de stagnation.
À partir de la fin des années 1970, le Chili commence à attirer massivement les capitaux étrangers.
En 1979, le Catalan Miguel A. Torres fonde sa filiale chilienne. Il est rapidement suivi par des flying winemakers et des œnologues venus d’Europe et des États-Unis, qui introduisent de nouvelles technologies : contrôle des températures, cuves en inox, utilisation du chêne français et américain.
Les grandes familles chiliennes commencent alors à s’associer avec des icônes du vin mondial :
À ces noms s’ajoutent les familles Laroche (Chablis), Lurton (Bordeaux), Dassault et d’autres acteurs européens. Cette modernisation s’accompagne de la mise en valeur de cépages nobles :
À la fin des années 1990, le Chili devient le 3e exportateur vers les États-Unis, juste derrière la France et l’Italie. Et déjà, il prépare l’ouverture de nouveaux marchés en Europe et en Asie. Selon les derniers chiffres de l’OIV (2023), le Chili fait partie du :
Le Chili est une bande de terre longue et étroite, encadrée par la cordillère des Andes à l’est et l’océan Pacifique à l’ouest. Le vignoble s’étend sur plus de 1 300 kilomètres, du désert d’Atacama au nord jusqu’au fleuve Bío-bío au sud, entre les latitudes 32° et 38° sud. Ces coordonnées correspondent, dans l’hémisphère nord, au sud de l’Espagne et au nord de l’Afrique, mais le climat s’apparente davantage à celui de la Californie ou de Bordeaux. On distingue 3 grandes zones :
D’est en ouest, 4 grandes structures façonnent le terroir :
Pour info, le courant marin de Humboldt refroidit l’air au niveau des côtes, ce qui permet par exemple aux variétés blanches de s’exprimer avec une remarquable fraîcheur dans la vallée de Casablanca. Les sols sont tout aussi variés : granitiques, alluviaux, volcaniques ou argilo-calcaires.
Le Chili est l’un des rares pays viticoles à n’avoir jamais connu le phylloxera, ce puceron qui a ravagé les vignes européennes au 19ᵉ siècle. Protégé naturellement par ses frontières – le Pacifique à l’ouest, les Andes à l’est, le désert d’Atacama au nord et les glaces de l’Antarctique au sud –, le pays est resté isolé de cette catastrophe mondiale.
Certains avancent aussi le rôle de l’irrigation, qui aurait noyé le parasite. D’autres soulignent la présence diffuse de cuivre dans les sols, issue de l’exploitation minière, qui aurait freiné son développement. Quoi qu’il en soit, c’est une situation unique, et les vignes chiliennes sont plantées en franc de pied, sans porte-greffe américain (une économie). Certains ceps sont âgés de plus de 140 ans !
Historiquement, les vignes chiliennes étaient irriguées par un système de canaux creusés dans les parcelles. On inondait toute la surface, en laissant l’eau s’infiltrer puis s’écouler. Ce procédé garantissait des volumes abondants, mais il entraînait aussi des rendements excessifs et des vins souvent dilués.
À partir des années 1980, avec la modernisation du vignoble, la plupart des domaines sont passés au système goutte-à-goutte, plus efficient pour maîtriser la croissance de la vigne, réduire les rendements et améliorer la qualité des raisins.
Les vignes sont conduites via de nombreux systèmes adaptés aux divers climats du pays, comme par exemple le gobelet, l’espalier (VSP), le cordon uni/bilatéral, le guyot (souvent double), ou encore la taille huasa locale. On trouve aussi le parronal (haute treille), au départ créé pour le raisin de table et le pisco, puis adapté au raisin de cuve, compatible avec la machine à vendanger.
Pendant des siècles, le cépage dominant fut le País – introduit par les Espagnols au 16ᵉ siècle. Utilisé pour produire des rouges simples, parfois rustiques, il reste encore cultivé aujourd’hui pour élaborer des cuvées traditionnelles comme le pipeño ou la chicha, mais aussi des cuvées de niche. Depuis le 19ᵉ siècle, ce sont toutefois les variétés françaises qui ont pris l’avantage :
Mais aussi le Malbec, le Cabernet Franc, le Carignan, le Zinfandel, la Petite Sirah, le Sangiovese, la Barbera…
Les cépages blancs trouvent dans certaines zones, proches du Pacifique ou plus au sud, des conditions idéales pour exprimer leur fraîcheur. Si le Chardonnay et le Sauvignon Blanc sont les deux mastodontes, on trouve néanmoins de nombreuses autres variétés comme :
Avec près de 172 000 hectares de vignes (2023) pris en charge par près de 800 domaines, le Chili fait partie du top 15 des plus grands producteurs de vin du monde. La répartition de la production est environ :
La production atteint en moyenne 12,9 millions d’hectolitres par an, ce qui place le pays au 6ᵉ rang mondial. Plus de 70 % des volumes sont destinés à l’exportation, ce qui fait du Chili 1er exportateur du Nouveau Monde et le 4ᵉ exportateur au niveau mondial.
Le vignoble est fortement décentralisé : 91 % des surfaces, 92 % des caves et 85 % des emplois liés au secteur se situent en dehors de la zone métropolitaine de Santiago. Les zones les plus productives sont la zone du Maule (près de 38 % du vignoble national) et celle d’O’Higgins (33 %).
La viticulture chilienne génère environ 100 000 emplois et représente 0,5 % du PIB. Elle pèse lourd dans l’économie : 5,7 % des exportations hors cuivre, 16,5 % des exportations agricoles, et environ 205 millions de US$ de recettes fiscales annuelles (TVA et taxes sur l’alcool).
Le système de classification viticole est très récent : il a été instauré en 1995 par le décret 464 du ministère de l’Agriculture. Inspiré du modèle américain plus que de l’AOP française, il laisse une grande liberté aux producteurs. On distingue 3 grandes catégories :
Officiellement, on compte aujourd’hui 6 grandes régions viticoles : Atacama, Coquimbo, Aconcagua, Vallée Centrale, Sur et Austral. Celles-ci se subdivisent en sous-régions, zones et aires plus spécifiques.
En 2015, une mention spéciale « Secano Interior » a été introduite pour valoriser les cépages traditionnels País et Cinsault cultivés dans des zones sèches (Maule, Itata, Biobío). Cette appellation peut être accompagnée de la sous-région ou de la zone précise d’origine.
Pour qu’une mention géographique figure sur l’étiquette, au moins 75 % des raisins doivent provenir du lieu indiqué pour le marché intérieur, et 85 % pour l’exportation. Les règles sont identiques pour le cépage et le millésime : un vin étiqueté « Carménère 2020 – Colchagua » doit contenir au moins 85 % de Carménère récolté en 2020 dans cette vallée.
En cas d’assemblage, les cépages doivent être listés en ordre décroissant, avec leurs pourcentages.
Les vins effervescents (mousseux) suivent les mêmes règles de cépage, millésime et origine, mais nécessitent en plus une certification du Servicio Agrícola y Ganadero (SAG) ou d’un organisme accrédité.
Quant aux vins issus de raisins de table, ils doivent obligatoirement porter la mention « Vino elaborado con uva de mesa», clairement visible sur l’étiquette principale (taille minimale fixée par la loi). Il n’y a pas le droit d’indiquer cépage, millésime ou appellation.
Enfin, certaines mentions commerciales sont autorisées, mais toutes n’ont pas de définition légale. Par exemple, « Reserva Especial » n’a pas de valeur réglementaire. En revanche, les termes Especial, Reserva et Gran Vino impliquent respectivement 2 ans, 4 ans et 6 ans d’élevage minimum.
Pour vous aider à mieux identifier les différents noms géographiques sur chaque bouteille de vin du Chili, voici la liste actuelle (2025) des régions viticoles chiliennes, en allant du nord au sud, avec leurs sous-régions.
| Régions viticoles | Vallées | Zones | Aires |
|---|---|---|---|
| Atacama | Valle de Copiapó | ||
| Valle del Huasco | |||
| Coquimbo | Valle del Elqui | La Serena, Vicuña, Paiguano | |
| Valle del Limarí | Ovalle, Punitaqui, Monte Patria, Río Hurtado | ||
| Valle del Choapa | Salamanca, Illapel | ||
| Aconcagua | Valle del Aconcagua | Zapallar, Quillota, Hijuelas, Panquehue, Catemu, Llay-Llay, San Felipe, Santa María, Calle Larga, San Esteban | |
| Valle del Marga-Marga | Quilpué | ||
| Valle de Casablanca | Casablanca | ||
| Valle de San Antonio | Valle de San Antonio | Cartagena-Lo Abarca, Algarrobo | |
| Valle de Leyda | San Juan, Santo Domingo | ||
| Valle Central | Valle del Maipo | Isla de Maipo, Talagante, Melipilla, Alhué, María Pinto, Colina, Calera de Tango, Til Til, Lampa, Santiago, Pirque, Puente Alto, Buin | |
| Valle del Rapel (Región del Libertador General Bernardo O'Higgins) | Valle del Cachapoal | Rancagua, Peumo, Coltauco, Requínoa, Rengo, Machalí | |
| Valle de Colchagua | Paredones, Pumanque, Litueche, Lolol, Nancagua, Santa Cruz, Palmilla, Peralillo, Marchigüe, La Estrella, San Fernando, Chimbarongo | ||
| Valle de Curicó | Valle del Teno | Vichuquén, Rauco, Romeral | |
| Valle del Lontué | Sagrada Familia, Molina | ||
| Valle del Maule | Valle del Claro | Empedrado, Curepto, Talca, Pencahue, San Rafael, San Clemente | |
| Valle del Loncomilla | San Javier, Villa Alegre, Parral, Linares, Longaví, Retiro, Colbún | ||
| Valle del Tutuvén | Cauquenes | ||
| El Sur | Valle del Itata | Portezuelo, Coelemu, Chillán, Quillón | |
| Valle del Biobío | Yumbel, Mulchén | ||
| Valle del Malleco | Traiguén | ||
| Austral | Valle del Cautín | Perquenco, Galvarino | |
| Valle de Osorno | Osorno, San Pablo, Purranque, La Unión, Futrono |
La viticulture de l’Atacama se situe à la limite du possible. Dans le désert non-polaire le plus sec du monde, les ceps survivent grâce à l’irrigation des oasis et à la fonte des neiges des Andes. Les rendements sont minuscules, la production confidentielle, mais la singularité des terroirs confère aux vins une intensité vraiment particulière.
La vallée de Copiapó est la plus septentrionale du Chili et n’a été intégrée officiellement aux zones viticoles qu’assez récemment. On y trouve surtout des vignes destinées au Pisco, la grande eau-de-vie nationale du Chili. Le climat est désertique absolu : chaleur brûlante le jour, nuits glaciales, sols sablonneux et caillouteux, presque stériles sans irrigation. Les vignes se concentrent autour de petits projets artisanaux, irrigués par les canaux descendant des oasis andines.
À la lisière sud du désert d’Atacama, le Huasco est aujourd’hui considéré comme une nouvelle frontière viticole. L’aridité est toujours présente, mais l’influence du Pacifique s’y fait sentir, en particulier dans les secteurs côtiers. On distingue deux sous-zones :
Le Coquimbo se situe à la jonction du désert d’Atacama et du cœur viticole du Chili. Trois vallées transversales – Elqui, Limarí et Choapa – descendent des Andes vers le Pacifique. Étroit, abrupt, le relief impose une viticulture d’adaptation : moins de 70 mm de pluie par an, sols minéraux et caillouteux souvent volcaniques, irrigation obligatoire.
Située à 530 km au nord de Santiago, l’Elqui est une vallée d’altitude où certaines vignes sont plantées à plus de 2 000 m. Le climat est désertique : ciel cristallin, soleil intense, air sec et des vents puissants venus des Andes comme de l’océan. C’est aussi une zone connue pour ses observatoires astronomiques – le vignoble vit ainsi sous l’un des ciels les plus purs du globe.
Limarí est une vallée exploitée pour la vigne dès le 16ᵉ siècle. Le phénomène climatique le plus impactant est la Camanchaca : un brouillard épais venu du Pacifique qui recouvre la vallée chaque matin avant de se dissiper avec le soleil.
Il s’agit de la plus méridionale des vallées de Coquimbo, située au point le plus étroit du Chili, où Andes et Cordillère de la Costa se rapprochent fortement. Les vignobles sont peu nombreux, disséminés autour d’Illapel et de Salamanca, en altitude.
La zone viticole d’Aconcagua correspond à l’actuelle région administrative de Valparaíso.
Le fleuve Aconcagua, né dans la cordillère, traverse la vallée d’est en ouest jusqu’à l’océan Pacifique. Ses rives sont bordées de terrasses alluviales et colluviales, des sols fertiles mais bien drainés qui conviennent parfaitement à la vigne.
Créée dans les années 1980, cette sous-zone est la première vallée chilienne de climat frais exploitée à grande échelle. L’influence directe du Pacifique y est déterminante : brouillards matinaux, fraîcheur durable, maturation lente des raisins.
Au sud de Casablanca, San Antonio est une petite vallée viticole encore récente, mais déjà découpée en trois secteurs distincts : Leyda, Lo Abarca et Rosario. La proximité de l’océan se conjugue aux coteaux abrupts et aux sols minces et rocheux, constamment soumis aux vents marins.
Le Valle Central est le cœur du vignoble du pays. Il regroupe 4 grandes vallées : Maipo, Rapel, Curicó et Maule. Les superficies sont vastes, les styles variés, et c’est ici que se trouvent la majorité des grandes viñas chiliennes.
La vallée du Maipo est considérée comme le berceau des grands rouges chiliens. Située autour de Santiago, elle bénéficie d’un climat méditerranéen tempéré : étés chauds et secs, hivers froids et humides. Les vignobles de l’est se trouvent au pied de la cordillère des Andes, tandis que ceux de l’ouest s’étendent jusqu’aux sols sableux de la Cordillère de la Costa.
Le Cachapoal forme la moitié nord de la grande vallée du Rapel. Le climat est méditerranéen, avec des microclimats variés : vignobles frais sur les contreforts andins, plus chauds près du lac Rapel et des collines côtières, avec des brises marines importantes.
Colchagua s’est transformée en vingt ans en l’une des régions les plus actives du Chili. Vallée large et ouverte, elle est rafraîchie à la fois par les brises pacifiques et par les vents froids des Andes. L’amplitude thermique permet une lente maturation, bénéfique pour l’acidité et la couleur des jus.
La viticulture existe à Curicó depuis le 19ᵉ siècle. Elle a connu un fort développement dans les années 1970 avec l’arrivée du catalan Miguel Torres, qui y introduisit l’inox et le contrôle des températures.
Le Maule est la plus vaste zone viticole du Chili et l’une des plus anciennes. Elle s’étend des Andes aux collines côtières. Contrairement à d’autres vallées, elle ne bénéficie pas de l’influence maritime directe, mais le souffle nocturne des Andes rafraîchit les vignobles et augmente l’amplitude thermique.
Le Sud viticole du Chili regroupe trois vallées : Itata, Bío-Bío et Malleco. Cette zone marque une rupture nette avec la Vallée Centrale : pluviométrie plus élevée, températures plus fraîches, influence maritime plus marquée.
L’Itata est l’un des plus anciens bassins viticoles du pays (plus de 500 ans de viticulture). Son nom vient du mapudungun “abondantes pâtures”, en référence aux Mapuches qui habitaient ce territoire avant la colonisation espagnole. Situé dans la province de Ñuble (autour du Bío-Bío), ce terroir fut dès le 16ᵉ siècle un centre important de production pour l’approvisionnement des colonies voisines.
La vallée du fleuve Bío-Bío marque le passage vers le « grand sud » du Chili. Longtemps considéré comme trop extrême pour la vigne, il a aujourd’hui gagné en réputation, notamment grâce aux cépages bourguignons.
Encore plus au sud, entre la cordillère des Andes et la cordillère de Nahuelbuta, le Malleco est la sous-zone viticole la plus méridionale du Chili, atteignant la latitude 40°S. Les premières vignes y furent plantées dans les années 1990, avec un succès immédiat sur les cépages de climat froid.
La zone australe correspond à l’extrémité méridionale du pays. Loin des régions productives du centre, elle incarne la viticulture de pionniers où chaque plantation relève d’un pari. Le climat y est rigoureux : pluviométrie souvent supérieure à 1 500 mm par an, températures basses (moyenne annuelle autour de 10°C), saisons de croissance courtes. Les sols volcaniques, profonds et drainants, confèrent toutefois une singularité précieuse.
Le Chili offre d’abord une constance remarquable dans la qualité, car la production est soutenue par un climat méditerranéen idéal : étés chauds, nuits fraîches, amplitudes thermiques qui peuvent dépasser 20°C. Mais pas que : vous l’avez vu, l’étendue géographique du pays permet de produire des cuvées extrêmement différentes, comme ce serait le cas en France, aux USA ou en Australie.
Les vins blancs chiliens sont souvent très frais, avec des arômes francs de fruits, souvent relevés d’une belle acidité naturelle, et parfois d’une pointe minérale. Les vins rouges chiliens, eux, se distinguent par leur robe profonde et leur corps généreux. Le Cabernet Sauvignon demeure le cépage le plus développé, mais c’est le Carménère qui s’y exprime aujourd’hui avec panache. Les Syrah du nord, poivrées et tendues, gagnent en notoriété, tout comme certains assemblages puissants venus du Maule et de Cachapoal.
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L’origine du vignoble péruvien remonte au 16e siècle, période de colonisation de la région par les Espagnols. Les plantations suivent la fondation d’églises et le développement des besoins pour le vin de messe.
Selon des chroniques de l’époque, c’est le marquis Francisco de Caravantes qui aurait apporté les premiers sarments de vignes en bateau depuis les îles Canaries autour des années 1540. Concernant le lieu de la production viticole, il est dit que la première vinification de toute l’Amérique du Sud aurait eu lieu à l'hacienda Marcahuasi, à Cuzco (sud-est du Pérou).
Toutefois, c’est du côté de la vallée d’Ica que le vignoble se développe le plus, notamment en raison des conditions climatiques favorables. Très rapidement, la production viticole péruvienne s’exporte, vers l’immense cité minière de Potosí en Bolivie d’abord, puis vers l’Espagne, une concurrence peu appréciée des viticulteurs espagnols qui parviennent à en interdire le commerce vers la Péninsule ibérique en 1614.
Cette interdiction favorise le développement d’une nouvelle eau-de-vie de raisin afin d’écouler la production : le fameux Pisco. Cette eau ardente tire son nom de plusieurs origines :
Il est estimé que l’apogée de la viticulture péruvienne s’étale de 1620 à 1660.
Le tremblement de terre de 1687, qui détruit de nombreuses caves et villes (Pisco, Ica…), puis le départ des jésuites en 1767, très expérimentés dans la vinification, marquent un tournant pour la viticulture du Pérou. Au début du 18e siècle, le Pisco représente 90 % des boissons produites à partir de raisin. On assiste aussi à l’émergence du Chili comme terre viticole de premier plan.
L’industrialisation européenne, puis la guerre de Sécession américaine, entraînent également de nouveaux besoins. Les agriculteurs se tournent alors davantage vers des cultures comme le coton, plus lucratives et avec davantage de débouchés.
Il faut attendre la deuxième moitié du 20e siècle pour voir de nouveaux vignobles se développer et de vieilles vignes être progressivement remises en état.
Le vignoble péruvien compte aujourd’hui, selon différentes sources, entre 32 000 et 48 000 hectares plantés, avec un niveau de qualité toujours plus élevé. On dénombre environ 10 000 producteurs de raisins qui produisent :
Côté production, 85 % des vins du pays sont un type spécifique appelé Borgoña. Ce type de vin, dont le nom rappelle la Bourgogne française, est principalement issu des variétés hybrides Isabella et Niagara. Il représente tout de même 85 % de la production totale de vins au Pérou, et est très apprécié localement.
La grande majorité des vignobles péruviens se trouvent le long du littoral Pacifique, dans la moitié sud du pays. Il s’agit d’une longue bande de 1 300 km, qui s’étire de la région de Lima, la capitale au centre du pays, jusqu’à la ville de Tacna, à la frontière avec le Chili et la Bolivie, au sud. Cette bande s’enfonce entre 100 et 150 km depuis le littoral jusqu’à l’intérieur des terres.
On dénombre 6 grandes régions viticoles au Pérou, nommées d’après la principale ville locale (du nord au sud) :
Si l’on trouve des vignes dans toute la région de Lima, plus de 80 % de la production de raisin est concentrée dans la province de Cañete, notamment autour de Lunahuaná, à mi-chemin (180 km) entre Lima et Ica. La majorité des raisins de cette région est destinée à la production de Pisco, mais une petite partie est également vinifiée, surtout pour produire des Borgoña.
Bien que méconnue en Europe, la vallée d’Ica, située à environ 300 km au sud-est de Lima, est le cœur vibrant de la viticulture péruvienne. Et ce finalement depuis l’époque de la colonisation espagnole au 16e siècle. Notez que le domaine Tacama, fondé dans les années 1540 par Francisco de Caravantes, est toujours en activité ! Tacama prétend même être le plus ancien vignoble encore en activité du Nouveau Monde.
Juste à proximité, on trouve Intipalka, le plus grand producteur de vin au Pérou, et aussi le plus qualitatif. Tacama et Intipalka sont parmi les vignobles les plus visités de la région. On trouve également de nombreux petits producteurs à Ica, ainsi qu’une scène émergente de producteurs de vin bio et naturel comme Bodega Murga et Mimo. Les sous-régions notoires de la vallée d’Ica sont :
Faisons maintenant un grand bond vers le sud-est et l’une des villes les plus importantes du Pérou : Arequipa. La cité est même plus proche de La Paz (565 km), capitale de la Bolivie, que de Lima (1000 km).
La région d’Arequipa comprend plusieurs sous-régions connues depuis longtemps pour la qualité et la fertilité des sols, comme par exemple la vallée fluviale de Majes et la vallée de Caravelí (1 800 mètres d’altitude). On y trouve de nombreuses vieilles vignes (jusqu’à 200 ans !) et beaucoup de petits producteurs de Pisco et de vins, qui utilisent notamment de vieux cépages rouges et blancs comme le Criolla.
Si la région viticole de Moquegua, à 200 km au sud-est d’Arequipa, s’avère moins étendue que les précédentes, elle est toutefois réputée pour produire certains des meilleurs vins du Pérou. Et ce, depuis longtemps, car on trouve encore de nombreuses tinajas ancestrales en argile dans les sites de production.
Les vignes sont principalement cultivées de la ville côtière d’Ilo aux hauteurs d’Omate. La production repose sur de petits producteurs locaux qui utilisent leurs vieilles vignes de Criolla (notamment Negra Criolla) pour produire du vin, du Pisco, du jus de raisin et de la mistela (mistelle de raisin ou vin de liqueur, c’est-à-dire muté avec un alcool). Les liqueurs de fruits sont aussi une spécialité locale, favorisée par le climat ensoleillé et sec.
La région viticole de Tacna se situe à la frontière avec le Chili. La zone est avant tout réputée pour sa production de Pisco. Mais de nombreux petits producteurs dynamiques proposent aussi désormais de superbes cuvées. On utilise ici principalement le Negra Criolla, l’Italia et la Quebranta. Tacna est aussi un centre majeur de production d’olives au Pérou.
Pour faire simple, la Sierra del Peru est la zone formée par les régions montagneuses et les hauts plateaux de la Cordillère des Andes. Elle s’étend du nord au sud du Pérou et délimite la zone littorale à l’ouest, et la jungle à l’est. La célèbre cité de Cuzco en fait partie, tout comme le Machu Picchu.
Je vous le rappelle ici, la première vinification en Amérique du Sud aurait eu lieu à l'hacienda Marcahuasi, à Cuzco. Donc si le gros du vignoble a migré vers le littoral, la région située entre Cuzco et Ica, à savoir la province d’Apurímac, est l’une des plus anciennes zones de production Pérou.
On a justement récemment assisté à de nouvelles implantations, comme celle de Fernando et Meg Gonzales-Lattini, qui fondé le domaine Apu en 2011. Ils y ont planté un vignoble de 7 hectares sur deux sites en pente raide avec des sols calcaires à des altitudes assez impressionnantes, à savoir entre 2 850 et 3 300 mètres.
Le paysage viticole péruvien comprend un très grand nombre de cépages, des plus locaux et anciens aux variétés internationales, en passant par les hybrides. Du côté des raisins de cuve, on produit environ une trentaine de cépages dans le pays.
Je suis loin d’avoir découvert tous les vins et tous les vignerons péruviens. Mais je suis déjà très agréablement surpris par le niveau général en constante augmentation des produits, tant en rouge qu’en blanc ou en rosé. J’ai principalement eu l’occasion de goûter des jolis vins de cépages, et notamment du célèbre domaineIntipalka, qui proposent pour le moment les meilleurs vins du Pérou. Je vous en propose d’ailleurs quelquescuvées à tester dans ma cave en ligne.
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